"Le NORAD est la seule organisation disposant de la technologie, des compétences et du personnel nécessaires"... pour suivre le père Noël. Comment le sacro-saint commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) en est-il arrivé à informer les enfants du monde entier sur la position du père Noël ? Voici une authentique histoire de Noël.
Nous sommes en 1955, le soir du 24 décembre, au commandement de la défense aérienne des États-Unis. En pleine Guerre froide, veille de Noël ou non, l'ambiance n'est pas à la détente : le centre est seul responsable de la détection des intrus dans l'espace aérien américain. Tout à coup, le téléphone d'urgence sonne. Le colonel Harry Shoup, alors commandant en chef du centre opérationnel, raconte .
"Le téléphone rouge a sonné : c'était soit le Pentagone, soit un général quatre étoiles. J'ai donc répondu :
- Yes Sir, ici le colonel Shoup !
- (...) Monsieur ?
- Ici le colonel Shoup ! Me recevez-vous ?
- (...) Êtes-vous vraiment le père Noël ?
J'ai regardé autour de moi pour voir si un membre de mon équipe n'avait pas planifié cette blague, ce qui n'aurait pas été drôle. Et j'ai dit :
- Pouvez-vous répéter cela, s'il vous plaît ?
- Êtes-vous vraiment le père Noël ?"
Un magasin local avait imprimé un prospectus invitant les enfants à appeler le père Noël, mais s'était trompé de numéro. La ligne d'urgence du commandement de la défense aérienne américaine apparaissait, en lieu et place de celui de la boutique de jouets. Plutôt que de raccrocher, le militaire a continué à parler avec l'enfant, et lui a donné des indications sur la position du père Noël. La tradition était née. Le commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (le fameux NORAD) continue d'informer chaque veille de Noël les enfants du monde entier sur la position du père Noël. Le commandant actuel du NORAD, le général Gene Renuart, perpétue la tradition : "Chaque nuit de Noël, nous avons appris à voir apparaître un petit point de plus sur nos écrans radars." Un central téléphonique réunit 1.200 volontaires la veille de Noël et, à l'ère d'Internet, les militaires utilisent aussi un site Web dédié . Même Google Earth sera de la partie.
Le site explique aux enfants comment fonctionne la détection du père Noël. "Le premier niveau de surveillance (...) est assuré par le système radar du NORAD (...) pour savoir exactement à quel moment le père Noël quitte le pôle Nord", explique la page. "Dès son départ, nous mettons en place notre second système de détection : nos satellites placés en orbite géostationnaire. (...) Fait étonnant, la signature infrarouge du fameux nez rouge de Rudolph, l'un des rennes qui tirent le traîneau du père Noël, est si forte que nos satellites peuvent la localiser. (...) Le troisième système de surveillance que nous utilisons est un réseau de caméras (et) notre quatrième système de détection repose sur des avions de chasse. Les pilotes canadiens du NORAD interceptent le père Noël à bord de leurs chasseurs CF-18." Pas sûr que l'intéressé apprécie la compagnie !
Dans une rubrique de questions et réponses , les militaires poussent le jeu un peu plus loin. "À quoi ressemble le père Noël ? D'après les photos prises par nos avions de chasse, sa corpulence est généreuse, il a de bonnes joues rouges, dues aux rigueurs des voyages en traîneau par temps froid." Quant aux caractéristiques du traîneau, elles sont précises : 150 sucettes de longueur, 80 de largeur, et un poids de 75.000 boules de gomme. Le passager pèse 118 kg au décollage et 571,5 kilos à l'atterrissage, à cause des biscuits.
L'événement aura cette année une résonance particulière puisque le colonel Harry Shoup, premier "pisteur" du père Noël, est décédé le 14 mars 2009. Selon le NORAD, la gentillesse du "colonel père Noël" (colonel Santa Claus) restera gravée dans les mémoires. L'histoire ne dit pas si les Soviétiques, en 1955, en ont profité pour envoyer un avion-espion, caché derrière le traîneau...
Source: Article sur " Le Point "
Suivez le Père Noël ici:
Bon Noël à tous.
JETELLE
Et dns la serie Noël vous pouvez aussi lire:
Photo:Scandinavia.fr
Derniers Commentaires